Oh, déjà !

Ce matin, j’ai regardé la page du calendrier mural et réalisé, un peu surprise, que le premier mois de 2014 s’était écoulé, l’air de rien. Un mois depuis l’échange des voeux, les premières parts de galette partagées au bureau et en famille, quelques jours de congés… et hop, j’ai repris mes habitudes, le rythme d’une vie qui file dans mille occupations accaparantes, indispensables ou futiles. Vous connaissez cela vous aussi, n’est-ce pas, cette sensation du temps qui vous échappe, en vous faisant au passage un pied de nez ?

Je me demande toujours de quoi cette année sera faite, si j’ai eu tort d’oublier de prendre les bonnes résolutions d’usage le soir de la Saint-Sylvestre, en me disant que de toute façon, j’en tiendrais une sur trois dans le meilleur des cas. Il y a eu quelques jolis moments et c’est cela que je veux retenir de ce mois de janvier : un café pris avec une personne perdue de vue depuis très longtemps et notre capacité à discuter comme si nous nous étions quittés la veille, deux expositions que je ne voulais surtout pas manquer et que je vous recommande : Cartier et Depardon, au Grand Palais. Enfin, la lecture de deux romans, l’un d’Haruki Murakami : « Le passage de la nuit », épuré, apaisant, avec juste le petit côté déroutant qui fait la différence et l’autre, de Gillian Flynn : « Les apparences », un thriller intense, à l’écriture efficace et, au-delà de l’intrigue policière, sans concession sur les faux-semblants de la vie de couple.

Voilà, c’est la première bonne nouvelle de 2014 (crossed fingers) : je réussis à nouveau à lire correctement, à me concentrer, à aller jusqu’au bout de ma lecture, ce qui me paraissait infranchissable il y a encore quelques semaines et alors même que j’en souffrais. C’est une grande victoire sur moi, ex-lectrice compulsive, bookshop-addict, capable de rester des jours enfermée chez moi, ne répondant à personne, pour lire, simplement lire. Certains moments de notre vie sont sans doute suffisamment douloureux et définitifs pour que l’envie, toutes les envies paraissent brusquement sans importance, rendent toute distraction difficile ou attentatoire à la simple survie. Il faut réapprendre doucement.

Alors si la bonne résolution de 2014, la seule, l’unique, c’était l’espérance retrouvée, l’envie de vivre encore tous ces petits riens qui nous gardent vivants, émus et -presque – heureux ?  Chiche !

Expos et lectures
Cartier

Depardon

Le passage de la nuit (Murakami)

Les apparences (G. Flynn)

 

 

 

 

 

 

 


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