La ville des prodiges

Il y a un mois, je partais à Barcelone. Une parenthèse d’une semaine pour découvrir un peu la ville, me reposer peut-être.

Je vis souvent mes voyages dans un état de rêve, une réalité différente, où je me sens réellement comme une voyageuse dans le temps et l’espace.

Je ne pouvais pas être déçue par la « ville des prodiges ».

J’avais comme compagnons de voyage un guide de la ville et le roman de Carlos Ruiz Zafon « l’ombre du vent ». Roman initiatique, à la fois mystique et truculent, qui a pour cadre Barcelone en 1945 et a connu un succès mondial il y a une dizaine d’années. Ne le connaissant pas et en ayant entendu parler par deux fois de la façon la plus étrange à quelques jours de mon départ, j’y voyais un signe du destin et m’empressais de l’acquérir afin d’agrémenter mon voyage en train et mes insomnies catalanes.

Découvrir un pays, une ville est toujours pour moi une expérience sensorielle : parcourir la géographie d’un lieu en percevant, au-delà de son apparence, sa vie profonde à travers l’espace, les couleurs, les bruits, les odeurs. Ecouter et regarder ses habitants vivre leur quotidien, deviner ou les questionner aussi parfois, toujours avec l’envie d’aller au-delà de la curiosité touristique habituelle. Se fondre dans l’espace, observer, percevoir. Aimer, car oui, j’ai aimé Barcelone : ville de l’imaginaire portée par l’extravagance et la démesure architecturale du Modernisme, fière cité revendiquant l’indépendance de la Catalogne ou marquée encore dans sa chair par les heures noires du franquisme.

Reviendrais-je un jour ? La réponse est évidente : Vale !

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